L’historique de l’association

 

90 années d’activité

 

Le 12 novembre 1927, dans la salle des fêtes du Petit Journal, s’est tenue l’Assemblée Générale constitutive de l’Association des Amis de SAINT-CYR. Cette association s’est constituée sur la proposition du général BALFOURIER alors Président de la Saint-Cyrienne. Dans son allocution, retranscrite dans la première édition de la lettre de l’association,  il en indique les raisons :

…  « … la création de votre Société s’impose-t-elle ? Je le crois… la Saint-Cyrienne est une société de secours…   Pour se faire entendre des pouvoirs publics, il faut une indépendance, une autorité que ne peuvent avoir des officiers en activité, que des officiers en retraite auront rarement… Telle est l’origine de la conception de la nouvelle Société. »

On devrait aujourd’hui nuancer de tels propos. Mais on voit que dès sa création l’orientation du recrutement de l’Association était très clairement indiquée : outre des personnalités à l’autorité incontestable, la recherche de ses membres se ferait essentiellement en direction de la société civile, supposée plus indépendante vis-à-vis des pouvoirs publics.

De fait on relève parmi les membres fondateurs, les présidents d’honneur ou simplement les membres les personnalités suivantes : le Roi ALEXANDRE 1er de SERBIE, le Prince Régent de YOUGOSLAVIE, le Prince LOUIS II de MONACO et son petit-fils le Prince RAINIER III ; les Maréchaux PETAIN, LYAUTEY, FRANCHET D’ESPEREY, JUIN ; les généraux WEYGAND, GAMELIN, BETHOUART … De même des anciens ministres de la Guerre ou de la Défense Nationale : FABRY, MESSIMY, CHABAN-DELMAS, MESSMER ainsi que plusieurs autres ministres ou parlementaires. Sans refuser donc l’adhésion de militaires, l’Association compte effectivement, dès le début de son activité, une très large majorité de ses adhérents dans la société civile : avocats, médecins, professeurs de faculté, industriels, dirigeants d’entreprise… Tel est toujours le cas en 2017. 

Par décret du 7 mai 1931 l’Association a été reconnue d’utilité publique.

Par décret du 14 novembre 1975 le changement de nom de l’Association a été autorisé. Elle est devenue Association des Amis de Saint-Cyr et Coëtquidan, puis, depuis 2016, Association des Amis de Saint-Cyr Coëtquidan. N’étant pas une association corporative et portant son intérêt au recrutement et à la formation de l’ensemble des officiers de l’Armée de Terre, il avait semblé judicieux de marquer dans ses statuts le fait que les trois écoles d’officiers de l’Armée de Terre – l’Ecole Spéciale Militaire de SAINT-CYR, l’Ecole Militaire Inter-Armes, l’Ecole Militaire du Corps Technique et Administratif – étaient dorénavant regroupées dans le camp de COETQUIDAN.

L’Association a pris une part active par ses études et ses démarches aux débats sur le statut des officiers, sur le statut de l’ESM de SAINT-CYR sur le recrutement des candidats, sur l’emplacement des Ecoles d’officiers.

Le statut des officiers a souvent été remis en question.

Avant la guerre de 1939-1945, cette question revenait périodiquement lors des discussions du budget des Armées. Elle rejaillissait sur le dégagement des cadres et le reclassement des officiers. A quel niveau de la hiérarchie des fonctionnaires fallait-il les assimiler ? On note à ce sujet de nombreuses interventions politiques préparées, animées par l’Association. De même, la question du cumul des retraites militaires avec un emploi publique se posait dés cette époque.

Après la guerre des problèmes identiques apparurent. Il fallut une campagne énergique et soutenue pour faire reconnaître la haute culture des saint-cyriens et leur assimilation à la catégorie supérieure des fonctionnaires.

 

Le statut de l’ESM fait l’objet d’un débat permanent.

Faut-il reconnaître à l’ESM un statut de grande école ? C’est surtout dans l’immédiat après guerre que la question a été soulevée vigoureusement mais elle n’a pas complètement disparue. Certains, par anti-élitisme, voudraient voir l’école disparaître au profit d’une formation universitaire. L’Association a mené des campagnes énergiques par des interventions à très haut niveau et par voie de presse en vue de maintenir le principe d’une grande école, d’un concours de niveau élevé et d’un enseignement qui lui réserve incontestablement ce statut. L’Association y voit à la fois la meilleure reconnaissance de la spécificité des écoles d’officiers, la garantie d’un haut niveau culturel et l’appartenance sans discussion possible des officiers aux cadres dirigeants du pays.

La reconstruction de SAINT-CYRsoit à Saint-Cyr- l’Ecole, soit dans un autre lieu, a fait l’objet de vives empoignades qui surprennent aujourd’hui. Tout en reconnaissant que le maintien de l’ESM dans la région parisienne pouvait avoir un intérêt intellectuel et relationnel incontestable, l’Association a soutenu dès 1955 le maintien à Coëtquidan, préférant axer son action sur le statut de l’Ecole et celui de ses officiers.

Bien des querelles autour des écoles d’officiers semblent maintenant désuètes. Mais l’Association a la conviction qu’il lui faudra sans cesse agir pour que le niveau de recrutement soit – au moins pour l’ESM – d’un haut niveau universitaire, pour que la formation générale, dite académique, dans les trois Ecoles soit au moins maintenue dans la qualité actuelle avec trois ans d’école pour l’ESM, deux ans pour l’EMIA. Peut-être faudra-t-il passer l’E.M.C.T.A. à deux ans ? Il en va du prestige des Ecoles d’Officiers mais plus encore de l’assurance d’une bonne qualité du corps des officiers et de son aptitude à servir le Pays lors des missions qui lui sont confiées dans un cadre qui apparaît aujourd’hui essentiellement international.

 

Liste des Présidents de l’Association

 

  1. Le général DUVAL, à la création le 12 novembre 1927,
  2. Le contrôleur général ALOMBERT,
  3. Le général Emile Victor GIRAUD, Conseiller d’Etat,
  4. Le général GIRARD, du 23 mars 1934 au 12 février 1946

A noter que l’Association a suspendu ses activités pendant toute l’occupation.

  1. L’intendant Louis PINEAU, du 12 février 1946 à son décès le 16 septembre 1950
  2. D’ARMAU de POUYDRAGUIN, Secrétaire Général de l’Electro-Cable, du 24 octobre 1950 au 12 juillet 1972
  3. Le général BUCHALET, Président de Sociétés du Groupe Schneider, du 12 juillet 1972 à son décès le 28 mars 1987
  4. Marc de LACOSTE LAREYMONDIE, Directeur Général Adjoint de Framatome et Président de Sociétés de ce Groupe, du 28 avril 1987 au 13 décembre 2005
  5. Marwan LAHOUD, Chief Executive Officer de la société MBDA, depuis le 13 décembre 2005

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